On veut du sang pis des totons !!!!  2007-08-04

Salut à toi ô mon frère, salut à vous tous mes vieux ami(es) punk, salut au petit jeune qui découvre la scène et salut aussi à tous les cons.

Il y a quelques temps je suis retombé dans mes classiques, les Dead Kennedys, Béru, Seven Seconds, Black Flag, etc. Je pourrais remplir un paragraphe juste avec des noms, mais vous les connaissez déjà, vous les avez écouté, vous les écouter encore sûrement si vous êtes ici. Peut être que comme moi vous les aviez oublié pendant un temps, histoire de vivre autre chose, on avance, on avance tous le temps. Ce qui était proche s’éloigne lentement, un jour on se retourne et ce que l’on pensait juste derrière sois est rendu bien loin. Certain ne se retourne jamais, certain y replonge pour se rendre compte que c’est bien fini et que cela ne sera plus jamais. Puis un jour finalement, avec le recul de l’âge, on réalise que le plaisir est encore la, suffit de monter le volume à dix et laisser la fougue de nos dix huit ans se raviver cinq minutes dans un élan de saine rébellion salvatrice, sans trop se prendre au sérieux.

On était plus jeunes et on était con, on l’est sûrement encore un peu mais sûrement pas mal moins. Si j’avais su à l’époque qu’un jour je n’aurais même plus de table tournante je pense que j’aurais traversé le temps et je serais venu me casser la gueule. Je repense aux soirées de pliages de pochettes de 7 pouces dans la cave chez mon père qui ma prêter l’argent pour partir la compagnie de disque, que j’ai jamais remboursé bien évidement. Doomsday Machine Records, créé pour produire et distribuer le premier disque d’Immoral Squad. On a vendu les premières milles copies les doigts dans le nez, je crois me souvenir en avoir fais faire milles cinq cent autres dans les années suivantes. C’était l’époque du DIY organisé, tous le monde partout, tous les punks faisaient quelque chose. Des disques, des fanzines, des shows, des trips de fou. Maintenant je suis déconnecté un peu, je sais même pas si il y a encore des punks pour faire des 7 pouces, moi si j’avais 18 ans aujourd’hui je crisserais ça sur Internet gratis en mp3 avec une pochette en pdf, ça serait pas compliqué mais en quelque part ça suckerais un peu. C’est pas la même chose, avez-vous du respect pour vos cd vous? Vraiment ? Autant que pour vos disques en vinyles dans le temps? Yeah right, moi j’ai une corne de rhinocéros qui me pousse sur le front. Non aujourd’hui les supports sur lesquels ont enregistre nos média on plus grand chose de noble. Un album double 12 pouces en vinyle avec un poster qui se déplie assez grand pour couvrir un pan de mur, les paroles puis les artworks, la pochette en papier avec le nom d’un de tes chums qui la acheter puis qui la échangé ou revendu pour s’acheter du pot ou de la bière. Avec la pochette en plastique transparent par dessus pour protéger le tout. Non c’est pas la même chose, ouvrir un disque avant c’était presque mystique, t’avais l’impression de faire un peu partie du groupe, parce que c’était toi l’apôtre qui amenait la bonne parole quand tu en faisais une cassette pour tes chums, la scène partout sur la planète existait par nous et pour nous. Sans jamais se rencontrer on était des frères avec du monde au Japon, en Pologne aux États, en Europe puis une couple de places bizarre aussi. Quelques individus ici et la sur le globe ensemble constituaient un mouvement, qui a amené sa part de changements. Ca doit bien faire dix ans que j’ai pas vu quelqu’un se retourner en voyant un crane rasé. La musique qui bûche, la conscience alimentaire, le respect de l’environnement, je pourrais en écrire long la dessus aussi, j’insulterai pas votre intelligence en continuant, vous avez compris, pour les plus jeunes; ça viendra ben assez vite. Chaque nouvelle génération par définition pousse et conteste les idées des précédentes plus loin, les pèse, les changes, en prend en laisse et finalement se stabilise et prend sa place. Je peut pas parler pour le reste d’entre vous qui avez environ mon âge et qui s’identifient à ce que je dit, mais moi je suis rendu la, à faire ma place, j’ai le goût de contribuer, je suis tanner de juste contester. Maintenant que j’ai mûri un peu, encore au début de la trentaine je me dit que c’est le temps ou jamais. Si j’arrive à tirer mon épingle du jeu en maintenant la base de mes principes hardcore je considérerai avoir amplement réussi. Car il est on ne peut plus facile de dire je vais faire ceci ou cela, ou juger de ce qu’on fait les autres devant le fait accompli, mais se fixer une ligne de conduite baser sur des principes, tous simplement bons et juste. Tous en résistant à la pression à se conformer à adopter la pensé de masse, c’est une autre histoire. Est ce que je vais y arriver? Je vous en reparlerez dans un autre dix ou quinze ans, vous m’y ferez repenser si jamais j’oubli. En attendant je vous invite à me suivre, ou à me montrer le chemin si vous êtes rendu la. Hier c’était le temps de chialer et de se former, maintenant c’est le temps de sortir les principes des pochettes de disques et de faire une ostie de grosse coche.

Je vais conclure avec notre bon vieux slogan de nos dix sept ans que l’on aimait crier dans les shows.

J’en ai pas vu souvent dans les shows dans un cas comme dans l’autre mais maudit que ça fait du bien crier ça.

On veut du sang pis des totons !!!!

Chaos Fucker

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